La question revient systématiquement dans nos premiers échanges avec les dirigeants de PME : « Est-ce vraiment moins cher ? » La réponse est oui — mais pas seulement parce que le coût direct est inférieur. C'est parce que le coût total de possession d'un DSI salarié est largement sous-estimé, et que le modèle à temps partagé évite structurellement plusieurs de ces postes.
Le coût réel d'un DSI salarié senior
Un Directeur des Systèmes d'Information expérimenté — 15 ans de pratique, capable de tenir un rôle stratégique dans une PME de 100 à 300 salariés — se positionne sur le marché entre 70 000 et 100 000 € brut annuel. C'est le chiffre affiché sur les annonces. Mais ce n'est pas le coût réel pour l'entreprise.
| Poste | DSI Interne salarié | DSI à temps partagé |
|---|---|---|
| Rémunération directe | 70 000 – 100 000 € brut | — |
| Charges patronales (~42%) | 29 400 – 42 000 € | — |
| Mutuelle, prévoyance, titres-restaurant | 3 000 – 5 000 € | — |
| Recrutement (cabinet) | 12 000 – 20 000 € (ponctuel) | — |
| Onboarding, montée en compétence | 3 – 6 mois à productivité réduite | Opérationnel dès S1 |
| Formation continue, certifications | 2 000 – 5 000 €/an | Inclus dans l'offre |
| Véhicule, équipement, matériel | 5 000 – 12 000 €/an | — |
| Risque de départ / remplacement | Délai 3 – 6 mois, coût 30 000 €+ | Continuité garantie |
| Total coût annuel estimé | 120 000 – 185 000 € | 26 400 – 132 000 € |
Les chiffres du temps partagé correspondent aux trois formules KRS-Conseil : Starter (2 j/mois, 26 400 €/an), Growth (5 j/mois, 66 000 €/an) et Strategic (10 j/mois, 132 000 €/an). Avec, à chaque niveau, un DSI senior — pas un junior en formation.
Ce que le comparatif ne dit pas encore
Le tableau ci-dessus compare des coûts directs. Mais il existe plusieurs dimensions supplémentaires qui jouent systématiquement en faveur du temps partagé pour les PME et ETI :
L'effet réseau
Un DSI à temps partagé travaille sur plusieurs mandats simultanés. Il voit ce qui fonctionne — et ce qui échoue — dans d'autres entreprises similaires à la vôtre. Cette transversalité est un actif intellectuel considérable, que vous ne payez pas au prix d'un équivalent temps plein.
L'indépendance technologique
Un DSI interne, même excellent, finit par développer des préférences ou des habitudes avec certains éditeurs ou intégrateurs. Un DSI à temps partagé indépendant de tout prestataire — comme ceux du Collège d'Experts KRS-Conseil — n'a aucun intérêt à favoriser une solution sur une autre. Son seul critère est votre intérêt.
La disponibilité ajustable
L'intensité des besoins SI fluctue dans la vie d'une PME. La migration cloud n'exige pas le même niveau d'engagement qu'une phase de stabilisation. Le modèle à temps partagé permet d'ajuster le volume d'intervention sans les contraintes d'un CDI.
Ce ratio n'est pas une promesse commerciale — c'est une arithmétique. La question n'est pas si le temps partagé est moins cher. C'est de savoir si le niveau d'engagement choisi couvre les enjeux réels de l'entreprise.
Quand le DSI interne reste pertinent
La comparaison honnête reconnaît les cas où l'internalisation a du sens :
- Entreprises de plus de 400-500 salariés avec une DSI structurée (plusieurs équipes, projets permanents de grande envergure)
- Secteurs avec des contraintes réglementaires imposant un DSI nominatif interne (rares)
- Entreprises en transformation intense nécessitant 15+ jours/mois de présence sur un horizon pluriannuel
Pour la grande majorité des PME et ETI françaises (80 à 350 salariés), ces conditions ne sont pas réunies. Le temps partagé n'est pas un pis-aller — c'est le modèle adapté.
Conclusion
Le vrai comparatif de coût entre DSI interne et DSI à temps partagé révèle systématiquement le même constat : le modèle fractionné n'est pas une solution low-cost. C'est un modèle calibré à la réalité des entreprises qui n'ont pas besoin d'un DSI 220 jours par an — mais qui ont besoin d'un DSI de niveau.
La prochaine question à poser n'est pas « combien ça coûte ? » — c'est « combien de jours par mois votre SI mérite-t-il vraiment ? »